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La nouvelle signature « Les Diplomates »
s’inscrit dans la modernité et le respect des traditions



L’artiste qui a conçu notre nouvelle signature conserve l’essentiel et propose une vision moderne et festive, qui laisse place à l’imaginaire, à la créativité. Les membres des Diplomates sont représentés, à travers le mouvement mais sur une base solide : Les Diplomates.

Les 4 symboles représentent les cuivres, les percussions, le visuel, et National. Le chiffre 4 symbolise la stabilité et l’équilibre. Chaque composante est unique et est représentée par une couleur, mais dans le respect de l’ensemble. Des oriflammes rouges encadrent le tout et apportent une dimension festive.

Le logo suggère dans son dessin gestuel et spontané: la création, le mouvement et une vision artistique. Finalement la typographie utilisée donne plus de force à la symbolique de stabilité et d’équilibre du chiffre quatre, solidement assise et portée par la maturité et la notoriété du nom : Les Diplomates.

Graduellement notre nouvelle image-signature va s’intégrer partout. 47 ans plus tard nous modifions notre image dans le respect de la tradition en conservant les couleurs rouge, noir, vert et blanc.

Les Diplomates affichent leur nouveau logo et leur nouvelle signature à l’occasion de leur prestation au spectacle ALUMNI à Rochester New-York le dimanche 31 août.

Jacques Plante.
Communications.




De l’ovation polie à l’ovation méritée.

Ça ressemble à l’an passé. Même soleil, même public, même silence. Mais il y a des choses en plus et en moins. Notre entrée sur le terrain est tout aussi remarquée qu’il y a un an. Dans la démarche il y a plus d’assurance, de dignité, de maîtrise plus de fierté. On dirait que Les Diplomates s’approprient davantage le terrain. Il y a moins de nervosité. Subsiste une certaine peur de décevoir, le risque du trou de mémoire. Une sorte de trac qui peut être stimulant, salutaire, une fois maîtrisé.

Comme un représentant de la loi qui détecte en lui un vice, chacun cherche autour  la présence de nervosité. On voudrait se téléporter de 20 minutes dans le temps. L’an dernier c’était un avant-goût. Ce midi on attend plus des Diplomates et Les Diplomates veulent aussi en donner plus. On a un peu moins le droit à l’erreur. Le capital de sympathie est plus mince mais il est encore là. L’annonceur maison se fait un peu complice en disant « Les Diplomates, ces amis venus du nord, occupent place spéciale au « DCA ». Pendant le réchauffement des centaines d’heures de répétitions défilent dans la tête à une vitesse folle. Cette année il faut passer de connu à reconnu. Avec le temps investi, l’énergie, les sacrifices, tout le monde est gonflé, voir un peu téméraire: on fonce. 

La première pièce inscrite dans le passé, l’expérience acquise depuis un an prend le dessus. Meilleure contrôle, meilleure exécution. Parfait non. Mais efficace, novateur, émouvant par moment. Le temps maintenant va permettre de raffiner le tout avec des enchainements en douce, fondus mais solides. Même sans la puissance de Park City Pride et de Bridgemen ces Alumni ??? qui nous encadrent, le public est au rendez-vous avec cette même écoute attentive. 

Il faut bien admettre qu’au sud de la frontière nos vis-à-vis ont de la suite dans les idées, des moyens, des ressources, le climat, la relève. Tout ce qu’il faut pour progresser vite et bien et installer une tradition. Pour Les Diplomates, à cause de toutes sortes de contraintes, refaire des marches et manœuvres après autant d’années tient un peu de la témérité, du rêve, du risque, d’une certaine folie. Une

 

sorte de retour aux sources, inspiré par le goût de toujours être différents, d’innover.

A mesure que le spectacle progresse des milliers d’yeux et d’oreilles examinent, scrutent, soupèsent. Rendre efficacement la musique des Beatles à travers des arrangements souvent complexes, en intégrant harmonieusement cuivres, percussions, visuel et national, ça demande du caractère voir de l’esprit, à la limite de l’insolence. La réaction des milliers de personnes au stade Paetec Parc de Rochester est le meilleur salaire, la première gratification. Ils ont bien compris ce qui se passer sur le terrain. Les salves se font douces mais répétées.

Dans le parcours de la création se cachent des embûches, des erreurs, de la douleur, des compromis, de la frustration. Une fois l’égo une peu assagit, on s’engage. La gratification attend au détour quand on donne le meilleur de soi. Tous ceux et celles qui sont avec et autour des Diplomates avec générosité et dévouement sont parties intégrantes du succès. Depuis notre retour, c’est aussi grâce à vous que notre rêve contamine.

Comme dans n’importe quelle organisation qui veut durer, Les Diplomates misent sur le recrutement. A ce jour les choses se présentent plutôt bien. Nous savons que plusieurs candidats et amoureux du DC attendaient de savoir où nous allions avant de se manifester. Ce n’est qu’une questions de jours avant qu’ils joignent nos rangs. Le défi c’est de durer, de consolider et de grandir. L’adversité génère la maturité, une sorte de puissance tranquille et silencieuse, qui rassemble. 

Et pour en finir avec le « show » Alumni il fallait voir à la sortie du terrain le regard des guerriers avec leurs yeux qui piquent à cause du soleil et de la sueur. Il  fallait voir dans les yeux de ces femmes et de ces hommes la fatigue et la satisfaction, vidées mais combien dédiés, avec un reste de tension mais enrobés d’un sourire. Sous entendu on a pas travaillé aussi fort pour rien. Après deux ans seulement et une première année de M & M ont vient de réussir un grand coup là ou d’autres ont mis 4 ans pour y arriver.

 

 

C’est pour cela que cette année le public a réservé aux Diplomates non plus une ovation polie mais une ovation méritée, pour souligner que nous avions élevé notre jeu d’un cran. Ce 5 septembre la poussière retombe sur Rochester. On peut

mieux mesurer le progrès et tout ce qui a été accompli. Une fondation solide pour modifier dans la sérénité ce qui peut nous rendre meilleur. Notre volonté est encore plus forte que notre talent: en d’autres mots on est là pour rester

PS : Non je n’ai pas revu Bob, mon ami de Scout House et ancien membre de Toronto Optimists dont je vous ai parlé l’an dernier dans le texte « Silence on arrive ». Il me pardonnera d’emprunter ses propres mots : « Ça prend seulement une bande de « crazy » comme les Diplomates pour être ici aujourd’hui ».

Pour le plaisir de jouer et de marcher.




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